Fièvre jaune

2. Les recommandations pour le vaccin et son rappel

Pour les voyageurs, la vaccination contre la fièvre jaune est indispensable pour un séjour dans une zone endémique (Cf carte), même en l’absence d’obligation administrative.

Cette vaccination est obligatoire pour les résidents du département de la Guyane.

Le vaccin de la fièvre jaune (ou vaccin amaril) est disponible uniquement dans les Centres agréés de vaccinations internationales (CVI).

Cas particuliers

Enfants

La vaccination n'est pas recommandée avant 9 mois pour les enfants se rendant dans un pays à risque.

Toutefois exceptionnellement, elle peut être effectuée dès l’âge de 6 mois si le nourrisson doit séjourner en milieu rural ou en forêt, si une épidémie sévit dans la région visitée, c'est à dire comme toujours quand la balance bénéfices/risques pèse au profit de ces derniers.

Femmes enceintes

Comme il s’agit d’un vaccin vivant, la vaccination contre la fièvre jaune est en principe déconseillée chez une femme enceinte.

Cependant, en raison de la gravité de la maladie, elle peut être réalisée quel que soit le stade de la grossesse, si le voyage dans une zone d’endémie amarile ne peut être différé.

Femmes allaitantes

En raison du passage dans le lait maternel du virus vaccinal pendant la virémie post-vaccinale, il paraît souhaitable d’attendre que le nourrisson ait atteint l’âge de 6 mois pour vacciner une mère qui allaite. Si la vaccination est impérative, notamment en cas de voyage indispensable dans une zone à haut risque, l’allaitement doit être suspendu et peut être repris deux semaines après la vaccination.

Donneurs de sang

Le don de sang doit être suspendu pendant la phase de virémie post-vaccinale ; il peut être repris quatre semaines après l’administration du vaccin.

Personnes immunodéprimées

Le vaccin amaril est en principe contre-indiqué en cas de déficit immunitaire congénital ou acquis. Il peut toutefois être administré dans certains cas.

Lorsqu’une autre vaccination avec un vaccin viral vivant est envisagée (rougeole), un délai minimum de 28 jours entre les deux vaccinations doit être respecté si celles-ci ne sont pas réalisées simultanément.

Cependant, en cas de départ imminent en zone d’endémie amarile, les deux vaccins peuvent être administrés à n’importe quel intervalle.

Lorsque la vaccination ne peut pas être réalisée, les voyages en zone d’endémicité amarile sont formellement déconseillés.

Si nécessaire, un certificat de contre-indication à la vaccination anti-amarile peut être délivré par le médecin du CVI ou par le médecin traitant.

Les obligations vaccinales pour le vaccin anti amaril - Nécessités pour le certificat de vaccination

Le Règlement sanitaire international (RSI) signé par tous les pays de l'ONU permet aux pays signataires d’exiger des voyageurs qu’ils présentent un certificat de vaccination contre le virus amaril.

Il peut exister des motifs médicaux (jeune âge, femme enceinte, immunodépression ou tout autre raison) faisant poser au médecin consultant pour vaccination une contre-indication à la vaccination. Ceci est accepté par les autorités compétentes, mais les contre-indications sont peu fréquentes.

A l'issue de la consultation vaccinale, un certificat international de vaccination est émis pour le Centre de Vaccinations Internationales qui l'a pratiquée. Celui-ci porte le nom du vaccin, la date, le numéro de lot et le nom et la signature du médecin responsable du centre en question.

Toutefois, si le règlement sanitaire international permet aux pays d’exiger cette vaccination, la présentation d'un certificat de vaccination reste à la discrétion de chaque État Partie. Ainsi certains pays où le risque existe, et parfois de façon non négligeable, ne demandent pas de produire ce certificat. C'est notamment le cas du Sénégal qui est pourtant un pays d'endémie amarile.

 

open