Encéphalites à tiques

1. La maladie

2. Mode de vaccination

3. Protocole du vaccin

1. La maladie

Généralement transmise par une tique, l'encéphalite peut causer de graves lésions cérébrales. Le virus peut infecter le cerveau, les membranes qui entourent le cerveau et la moelle épinière. Deux sous-types de virus peuvent infecter l’être humain : le sous-type oriental (Eastern) et le sous-type occidental (Western).

Les signes de la maladie

Le sous-type oriental présente une première phase avec maux de tête, raideur de la nuque et troubles digestifs (nausées, vomissements) puis une deuxième phase avec des troubles visuels et sensoriels ainsi qu'une paralysie des membres supérieurs. L’encéphalite qui se développe pendant cette deuxième phase peut entraîner une paralysie, des séquelles permanentes ou la mort.

Le sous-type occidental présente un syndrome de type grippal et un syndrome méningé bénin.

L’âge est un facteur d’aggravation de la maladie.

La cause

L’encéphalite à tiques est due à un virus, transmis par la morsure d’une tique lors de son repas sanguin.

La transmission

L’infection est transmise par des piqûres de tiques contaminées (qui, souvent, restent fermement accrochées à la peau pendant plusieurs jours) ou, occasionnellement, par l’ingestion de lait non pasteurisé. Il n’y a pas de transmission interhumaine directe.

Les risques pour les voyageurs

La vaccination contre l’encéphalite à tiques est recommandée pour les voyageurs devant séjourner en zone rurale ou boisée dans les régions d’endémie (Europe centrale, orientale et septentrionale, nord de l’Asie centrale, nord de la Chine, nord du Japon) du printemps à l’automne.

Géographie

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Prévention et traitement

Il n’y a pas de traitement spécifique. Le traitement est strictement symptomatique.

La prévention reste la meilleure des protections :

  • éviter les zones où les tiques sont abondantes du printemps à l’automne
  • se protéger contre les tiques en portant des vêtements adaptés, notamment des pantalons longs et des chaussures fermées quand on est exposé.
  • imprégner les vêtements d’insecticide (Il existe des chaussettes pré-imprégnées (Labonal™)).
  • examiner quotidiennement toutes les parties du corps et retirer dès que possible les tiques fixée sur la peau. 
  • éviter de consommer des produits laitiers non pasteurisés. (OMS) 

 

2. Mode de vaccination

La vaccination ne concerne que les voyageurs à risque ou les personnes exposées par leur activité professionnelle. Les deux vaccins proposés en France (TICOVAC® et ENCEPUR®) confèrent une protection sûre et fiable.

 

3. Protocole du vaccin

Schéma vaccinal

• TICOVAC® : 3 injections à M0, entre M1 et M3, puis entre M5 et M12 après la 2ème. Un rappel tous les 5 ans (3 ans si le sujet est âgé de plus de 60 ans) est nécessaire pour maintenir la vaccination. Il existe une présentation pédiatrique utilisable chez les enfants âgés de 1 à 16 ans.

• ENCEPUR® (utilisable à partir de l’âge de 12 ans) : 3 injections à M0, entre M1 et M3, puis entre M9 et M12. Pour maintenir la vaccination effective, un premier rappel est recommandé à 3 ans puis tous les 5 ans (l'intervalle des 3 ans est maintenue pour les sujets âgés de plus de 50 ans).

Schéma accéléré

Si une immunisation rapide est nécessaire, deux schémas accélérés peuvent être utilisés, selon la spécialité :

• TICOVAC® : 2 injections à J0 et J15 (3e dose 5 à 12 mois après la 2e).

• ENCEPUR® : 3 injections à J0, J7 et J21, auquel cas le 1er rappel doit être administré 12 et 18 mois après la primo-vaccination. Ou 2 injections à J0 et J14 avec un rappel préconisé entre 9 et 12 mois après la deuxième.

Les deux vaccins de l’encéphalite à tiques sont produits à partir d’un virus inactivé.

 

Sources: BEH "voyageurs" / OMS

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