Rage

1. La maladie

2. Mode de vaccination

3. Protocole du vaccin

1. La maladie

Mortelle une fois déclarée, la rage peut être prévenue par la vaccination avant le départ mais aussi après exposition au risque. Elle est transmise par la morsure d’un animal (chien mais beaucoup d’autres possibles), voire simple léchage.

Elle tue encore plus de 50 000 personnes par an, surtout en Afrique et en Asie.

La maladie

Encéphalomyélite (atteinte du cerveau et de la moelle épinière) virale aiguë, presque invariablement mortelle. Les premiers signes sont notamment les suivants : sentiment d’appréhension, céphalée, fièvre, mauvais état général et modifications sensorielles autour du siège de la morsure. L’excitabilité, les hallucinations et l’aérophobie (crainte pathologique des courants d’air) sont courantes, suivies dans certains cas d’hydrophobie (crainte pathologique de l’eau) due à des spasmes des muscles de la déglutition, évoluant vers un délire, des convulsions et la mort au bout de quelques jours. Une forme moins répandue, la rage paralytique, se caractérise par une paralysie, une perte de sensation, un état de faiblesse et des douleurs.

(OMS)

La cause

La rage est due à un virus.

La transmission

La rage est une zoonose (maladie animale) qui affecte un large éventail de mammifères domestiques et sauvages, y compris les chauves-souris. L’homme est généralement infecté par la morsure d’un animal contaminé (qui peut ne pas présenter de signes de la rage), car le virus est présent dans la salive.

Dans les pays en développement, la rage se transmet habituellement suite à une morsure de chien. Elle peut occasionnellement se transmettre par d’autres contacts avec un animal enragé, comme les griffures avec pénétration de la peau et saignement ou les cas où l’animal a léché une plaie ouverte et les muqueuses.

La transmission interhumaine autre que par greffes d’organes n’a pas été confirmée en laboratoire.

(OMS)

Les risques pour les voyageurs

Le risque que courent les voyageurs dans les zones où la rage est présente (voir la carte) est proportionnel à la fréquence de leurs contacts avec des mammifères susceptibles d’être enragés.

Dans la plupart des pays en développement, on estime qu’il y a un chien (avec ou sans maître) pour 10 habitants et en moyenne, une centaine de morsures de chiens suspects sont signalées pour 100 000 habitants chaque année. La rage étant mortelle, il faut immédiatement consulter un centre médical compétent, de préférence le centre antirabique d’un grand hôpital urbain. Les premiers soins doivent être prodigués au plus tôt (prophylaxie postexposition).

Géographie

La rage est présente chez les mammifères dans la plus grande partie du monde. La plupart des 55 000 décès qui, estime-t-on, se produisent chaque année surviennent en Afrique et en Asie.

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Catégorie 1 : absence de risque.

Catégorie 2 : risque faible. Dans ces pays ou zones, les voyageurs qui ont des activités pouvant les mettre en contact direct avec des chauves-souris (par exemple les animaliers, les chercheurs, les vétérinaires et les touristes qui partent à l’aventure dans des zones où les chauves-souris sont nombreuses) devraient bénéficier de la prophylaxie préventive.

Catégorie 3 : risque modéré. Dans ces pays ou zones, les voyageurs qui ont des activités pouvant les mettre en contact direct avec des chauves-souris ou d’autres animaux sauvages, notamment des carnivores (par exemple les animaliers, les chercheurs, les vétérinaires et les touristes qui se rendent dans des zones où les chauves-souris et les animaux sauvages sont nombreux) devraient bénéficier de la prophylaxie préventive.

Catégorie 4 : risque élevé. Dans ces pays ou zones, les voyageurs qui passent beaucoup de temps dans des zones rurales où ils pratiquent des activités comme la course à pied, le cyclisme, le camping ou la randonnée doivent bénéficier de la prophylaxie préventive. Elle est recommandée également aux personnes exposées à un risque professionnel important, comme les vétérinaires, et aux expatriés vivant dans des zones où ils risquent d’être exposés à des animaux domestiques, en particulier des chiens, et à des carnivores sauvages. Les enfants doivent être vaccinés car ils sont plus exposés du fait qu’ils jouent avec les animaux, en particulier les chiens et les chats, qu’ils peuvent être mordus plus grièvement et qu’ils sont moins susceptibles de signaler un contact avec un animal soupçonné d’être enragé.

(OMS)

Prévention

Les voyageurs doivent éviter les contacts avec les animaux errants, notamment les chiens et les chats, et avec les animaux en liberté ou captifs. Pour les voyageurs qui font de la spéléologie, la simple exposition à l’air des grottes n’est pas dangereuse, mais ils ne doivent pas toucher les chauves-souris.

Dans la plupart des pays du monde, un contact suspect avec des chauves-souris justifie une prophylaxie postexposition.

Il y a deux niveaux de vaccination pour prévenir la rage : avant toute morsure et tout risque de transmission (préexposition) ; après une exposition (léchage, morsure) pouvant faire craindre une transmission de la rage.

La vaccination antirabique est donc pratiquée dans les deux cas suivants :

  • vaccination préexposition : pour protéger les personnes susceptibles d’être exposées à la rage ;
  • prophylaxie postexposition : pour prévenir la maladie chez les sujets qui ont été exposés, généralement après avoir été mordus par un animal soupçonné d’avoir la rage.

Les vaccins utilisés pour la vaccination avant et après exposition sont les mêmes ; seul le protocole d’administration change selon l’application.

La vaccination préventive ne dispense pas d’un traitement curatif (deux injections de rappel), qui doit être mis en œuvre le plus tôt possible en cas d’exposition avérée ou suspectée, mais elle simplifie le traitement et dispense du recours aux immunoglobulines, qui ne sont pas toujours disponibles dans les pays en développement.

(BEH)

 

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