Poliomyélite

1. La maladie

2.Les symptômes

3. La cause

4. La transmission

5. Les risques pour les voyageurs

6. Géographie

7. Prévention

 

1. La maladie

La Poliomyélite est une maladie virale très contagieuse. Si elle est généralement asymptomatique, elle peut causer des paralysies, pouvant entrainer des évolutions fatales en cas d'atteintes des muscles vitaux, ou des handicaps sévères irréversibles.

Si les enfants (les plus touchés ont moins de 5 ans) sont plus à risque de contracter une poliomyélite, en raison notamment du mode de transmission, la maladie peut également toucher les adultes. Les formes encéphaliques sont presque exclusivement présentes chez les nourrissons, mais la probabilité d'évoluer sur une forme paralytique ou sur une paralysie étendue, augmente avec l'âge.

En France, le dernier cas de poliomyélite autochtone remonte à 1989 et le dernier cas importé en 1995, tous deux concernant des adultes, et le dernier isolement de poliovirus sauvage chez un sujet n’ayant pas voyagé récemment remonte aussi à 1989. (OMS)

L'amélioration des conditions d'hygiène et les grandes campagnes de vaccination ont permis de nets progrès ces dernières décennies:  de nos jours, la maladie a disparu de nombreux pays. Cependant, des foyers persistent (notamment au Nigeria, en Afghanistan et au Pakistan) à partir desquels des épidémies peuvent de nouveau s'étendre. La vaccination reste donc indispensable tant que la maladie n'aura pas été complètement éradiquée.

2. Les symptômes

L’infection est la plupart du temps asymptomatique.

La forme symptomatique la plus courante est extra-neuronale. Elle est généralement bénigne et se caractérise par des symptômes non spécifiques : fièvre, atteinte digestive (nausées, vomissements), atteinte respiratoire (toux, maux de gorge). Si quelques atteintes plus graves sont décrites (myocardite par exemple) elle est généralement d’évolution favorable. 

Dans 3 % des cas, l’infection atteint le système nerveux central. Elle peut alors causer un syndrome méningé sans paralysie dont l’issue est généralement favorable, ou une maladie paralytique pouvant atteindre les membres ou toucher des muscles vitaux (notamment respiratoires) et entraîner le décès. Une infection sur 200 entraîne une paralysie irréversible. Parmi les sujets paralysés, 5 à 10% meurent lorsque leurs muscles respiratoires cessent de fonctionner.

Les paralysies sont irréversibles bien qu’une récupération partielle soit possible. Un « syndrome post- poliomyélite » survient très fréquemment plusieurs années après la guérison. Il se caractérise notamment par une  fatigue généralisée, des douleurs et des faiblesses musculaires, des douleurs articulaires, des crampes.

3. La cause

La poliomyélite est due à un virus - le poliovirus - dont il existe trois types. Ils se contractent de la même façon et produisent les mêmes symptômes. Le réservoir  est exclusivement humain.

4. La transmission

Elle peut être :

  • « oro-fécale » : le virus pénètre l’organisme par voie orale lors de la consommation d’eau contaminée ou d’aliments souillés notamment crus ou insuffisamment cuits, ou par le biais des mains sales; 
  • « oro-oral » : lors d’un contacte oral directe avec une personne contaminée.

5. Les risques pour les voyageurs

La poliomyélite fait partie des protocoles standards de vaccination en France.  

Les voyageurs non vaccinés peuvent ainsi contracter la maladie lors d’un séjour dans un pays à risque. De retour dans leur pays d’origine, ils peuvent transmettre la maladie à leurs proches s’ils ne sont pas vaccinés et plus largement réintroduire le virus dans des zones exemptes de poliomyélite. Tant que l’éradication de la maladie n’a pas été actée dans l’ensemble des régions du monde, la vaccination reste fortement conseillée.

6. Géographie

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Le poliovirus sauvage et le poliovirus dérivé des souches vaccinales 1 et 3 circulent en Afghanistan, au Pakistan et au Nigeria et le poliovirus dérivé de la souche vaccinale 2 circule au Nigeria, en RDC et en Syrie. (BEH)

7. Prévention

Elle repose sur la vaccination et l’observance des règles d’hygiène. Il n'existe pas de traitement. 

Le vaccin antipoliomyélitique, administré à plusieurs reprises, confère à l’enfant une protection.

Source : OMS - BEH France (BEH "calendrier vaccinal" / BEH "voyageurs")

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