Méningites A-C-W135-Y

1. La maladie

2. Mode de vaccination

3. Protocole du vaccin

1. La maladie

La méningite est une infection des méninges (qui entourent le cerveau) qui peut être très grave. Beaucoup de microbes peuvent en être la cause. Contre certaines des bactéries responsables, on dispose d’un vaccin.

La maladie se transmettant d’homme à homme par des gouttelettes provenant du nez ou de la bouche, le grand risque est celui d’épidémies de masse, notamment lors de grands rassemblements entraînant une grande promiscuité.

Les signes de la maladie

La plupart des infections ne causent pas de pathologie clinique. De nombreux sujets contaminés deviennent des porteurs asymptomatiques de la bactérie et constituent un réservoir et une source de contamination pour d’autres personnes.

En règle générale, la maladie endémique touche principalement les enfants et les adolescents, le taux d’atteinte étant maximum chez les nourrissons âgés de 3 à 12 mois tandis que, lors des épidémies, le taux peut augmenter aussi chez les enfants plus grands et les jeunes adultes.

La méningite à méningocoques a un début brutal avec céphalée intense, fièvre, nausées, vomissements, photophobie et raideur de la nuque ainsi que divers signes neurologiques.

La maladie est mortelle dans 5 à 10 % des cas, même lorsqu’un traitement antimicrobien est administré rapidement dans un service de soins de qualité ; parmi les personnes qui survivent, jusqu’à 20 % ont des séquelles neurologiques permanentes.

(OMS)

La cause

Les méningites contre lesquelles on vaccine sont dues à des bactéries Neisseria meningitidis.

Il en existe différents types appartenant à des « sérogroupes » A, B et C, Y (émergent aux États-Unis), X (Afrique, Europe, États-Unis), et W-135 qui devient de plus en plus préoccupant car il cause des flambées, notamment en Arabie saoudite et dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne.

La transmission

La bactérie se transmet par contacts interhumains directs et par la projection d’aérosols et de gouttelettes d’origine nasale ou pharyngée par des sujets malades ou porteurs asymptomatiques. L’homme est le seul réservoir. (OMS)

Les risques pour les voyageurs

Ils sont généralement faibles. Ceux qui se rendent dans des pays industrialisés peuvent être exposés à des cas sporadiques de méningococcie, principalement à méningocoques A, B ou C.

Des flambées d’infection à méningocoque C surviennent dans les écoles, les universités, les casernes et d’autres lieux où les adolescents ou les jeunes adultes se trouvent rassemblés.

Les voyageurs qui se rendent dans la ceinture subsaharienne de la méningite peuvent être exposés à des poussées épidémiques d’infection à méningocoques, le plus souvent des groupes A et W135, caractérisées par un taux d’incidence très élevé pendant la saison sèche (de décembre à juin). Les voyageurs qui restent longtemps en contact étroit avec la population locale sont plus menacés que les autres.

Il existe un risque particulier pour les pèlerins qui se rendent à La Mecque.

La vaccination par le vaccin tétravalent (A, C, Y, W-135) est actuellement exigée par l’Arabie saoudite pour les pèlerins qui vont à La Mecque, qu’il s’agisse du pèlerinage annuel (Hadj) ou non (Umrah).

Géographie

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Prévention

Éviter les espaces confinés qui sont bondés.

Après des contacts étroits avec une personne atteinte de méningococcie, demander l’avis d’un médecin concernant une éventuelle chimioprophylaxie ou vaccination.

Être vacciné.

 

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