Hépatite B

1. La maladie

2. Mode de vaccination

3. Protocole du vaccin

1. La maladie

L’hépatite B est due à un virus, transmis d’homme à homme, par le sang ou lors de rapports sexuels surtout. Elle peut être aigüe, à risque mortel, ou devenir chronique, à risque de cirrhose et de cancer du foie.

Il existe un vaccin sûr. La vaccination se fait en deux injections espacées d’un mois et une 3e injection 6 mois après la première.

Les signes de la maladie

La plupart des infections aiguës à VHB sont asymptomatiques ou provoquent des symptômes légers, qui passent souvent inaperçus. L’infection aiguë est symptomatique chez 1 % environ des enfants contaminés durant la période périnatale, chez 10 % des enfants contaminés entre les âges de 1 et 5 ans et chez 30 % environ des sujets contaminés après 5 ans.

En cas d’hépatite B clinique aiguë, les symptômes apparaissent progressivement, avec anorexie, gêne abdominale, nausées, vomissements, arthralgie et éruption cutanée, suivis de jaunisse dans certains cas.

Chez les adultes, environ 1 % des cas sont mortels.

Une infection chronique à VHB apparaît chez moins de 5 % des adultes porteurs du virus, mais plus souvent chez les jeunes enfants et chez la plupart de ceux chez qui ont été contaminés durant la période périnatale. Dans certains cas, une infection à VHB chronique, une cirrhose et/ou un cancer du foie apparaissent ultérieurement.

(OMS)

La cause

Le virus de l’hépatite B (VHB).

La transmission

La transmission de l'hépatite B est liée à la présence du virus dans la plupart des liquides biologiques des personnes infectées (sang, sperme, sécrétions vaginales).

Il existe quatre principaux modes de transmission de l'hépatite B (VHB) :

  • les relations sexuelles non protégées. L'infection par le VHB fait partie des infections sexuellement transmissibles (IST) ;
  • le contact direct ou indirect avec du sang infecté. Ce contact peut se faire lors :
    • d'expositions professionnelles pour les personnels soignants,
    • de soins médicaux (risques nosocomiaux) : piqûre, contact des muqueuses avec du matériel souillé et insuffisamment décontaminé,
    • d'usage de drogues par voie intraveineuse ou nasale,
    • de la réalisation de piercing ou de tatouage sans respect des règles d'hygiène ;
  • la transmission de la personne contaminée à son entourage proche (essentiellement les contacts intrafamiliaux). Cette transmission se fait le plus souvent par des petites plaies cutanées ou par l'intermédiaire d'objets de toilette piquants ou coupants (rasoir, brosse à dents, coupe-ongles, etc.) ;
  • la transmission de la mère à l'enfant. Elle se produit essentiellement au moment de l'accouchement si la mère est porteuse chronique du VHB.

À noter : dans environ 30 % des cas, le mode de contamination par le VHB n'est pas retrouvé.

(INPES)

Les risques pour les voyageurs

Ils dépendent :

1) de la prévalence de l’infection à VHB dans le pays ou la zone de destination ;

2) de l’importance du contact direct avec du sang ou des liquides biologiques ou du contact sexuel avec une personne potentiellement contaminée ;

3) de la durée et du type de voyage.

Il y a un risque de contamination principalement lors d’interventions réalisées pour des soins (actes médicaux, dentaires, analyses en laboratoire ou autres) qui impliquent une exposition directe au sang ou à des liquides biologiques humains, lors d’une transfusion sanguine sans dépistage du virus de l’hépatite B, ou encore lors de contacts avec des aiguilles mal stérilisées (acupuncture, piercing, tatouage ou injection de drogues). En outre, l’infection peut se transmettre d’un sujet VHB-positif à un sujet sensible au virus par contact direct entre une plaie ouverte causée par une piqûre ou une éraflure.

(OMS)

Géographie

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Prévention

Elle repose sur la protection et l’évitement de toutes les situations à risques : rapports sexuels, soins médicaux et surtout piqûres et transfusion, piercing, tatouage, usage de drogues intraveineuses.

Tous les voyageurs non immuns qui se rendent dans des pays ou zones où il y a un risque d’infection modéré à élevé sont candidats à la vaccination. Le vaccin peut être administré dès la naissance.

(OMS)

Données épidémiologiques (InVS)

2. Mode de vaccination

En dehors des recommandations du calendrier vaccinal (nourrissons, enfants, adolescents, professions de santé et/ou conduites à risque), cette vaccination est recommandée pour des séjours fréquents ou prolongés dans les pays à forte ou moyenne prévalence du portage chronique du virus.

La recherche d’une infection occulte par le virus de l’hépatite B devrait être proposée avant la vaccination chez les personnes appartenant à des groupes à risque d’hépatite B : personnes originaires de pays où la prévalence de l’Ag HBs est supérieure à 2%, comportements sexuels à risque, entourage familial de porteurs d’Ag HBs, usagers de drogue intraveineuse.

Trois stratégies de dépistage ont été proposées par la Haute Autorité de santé (HAS) en 2011 par la recherche des différents marqueurs de cette infection : Ag HBs, Ac anti-HBs et Ac anti-HBc, ou Ac anti-HBs et Ac anti-HBc, ou Ag HBs et Ac anti-HBs.

Il existe une présentation pédiatrique duvaccin de l’hépatite B,qui peut être administré dès lanaissanceen cas de séjour prévu dans un pays de forte ou de moyenne endémie.

3. Protocole du vaccin

Schéma vaccinal

Deux injections espacées d’un mois et une 3e injection 6 mois après la première.

Cas particulier

En cas de départ imminent, deux schémas adaptés incluant 3 doses rapprochées (le schéma vaccinal est variable selon l’âge - voir Tableaux 2 et 3) et une 4e dose un an plus tard peuvent être proposés chez l’adulte lorsque l’immunité doit être rapidement acquise.

Chez l’enfant, seul le schéma accéléré M0, M1, M2 + rappel 1 an plus tard a été validé.

Le vaccin de l’hépatite B est composé de l’antigène HBs obtenu par recombinaison génétique.

(BEH – France).

Sources: BEH "calendrier vaccinal" / BEH "voyageurs".

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