Encéphalite japonaise

1. La maladie

2. Mode de vaccination

3. Protocole du vaccin

1. La maladie

L’encéphalite japonaise est transmise par la piqûre d’un moustique, et peut être grave et invalidante. Elle sévit dans presque tous les pays d’Asie.

La vaccination est recommandée pour les voyageurs exposés ; elle consiste en 2 injections à 4 semaines d’intervalle.

Les signes de la maladie

La plupart des cas sont asymptomatiques. Les cas symptomatiques sont plus ou moins graves : les infections légères se caractérisent par une céphalée fébrile, une méningite aseptique ou une encéphalite ; les cas graves s’installent et progressent rapidement, associant céphalées, forte fièvre et signes de syndrome méningé. Environ 25 % des cas cliniques graves ont une issue mortelle.

Les personnes ayant survécu gardent souvent des séquelles neurologiques permanentes.

La cause

L’encéphalite japonaise est due à un virus transmis par un moustique du genre Culex.

La transmission

Les porcs et divers oiseaux sauvages constituent le réservoir naturel du virus, qui est transmis à d’autres hôtes animaux et occasionnellement à l’homme par les moustiques Culex.

La maladie se transmet principalement dans les zones rurales agricoles où les cultures sont irriguées par inondation et qui se trouvent parfois à proximité ou à l’intérieur de centres urbains. La transmission est essentiellement liée à la saison des pluies en Asie du sud-est, mais la maladie peut se transmettre aussi tout au long de l’année, en particulier sous les climats tropicaux. Dans les régions tempérées de la Chine, du Japon, de la péninsule coréenne et dans l’est de la Fédération de Russie, la transmission a principalement lieu pendant l’été et l’automne.

Les risques pour les voyageurs

Le risque est très faible pour la plupart des voyageurs qui se rendent en Asie, surtout pour ceux qui effectuent un court séjour en milieu urbain, mais il varie suivant la saison, la destination, la durée du voyage et les activités prévues.

La vaccination est recommandée aux voyageurs :

• expatriés ou devant résider plus de 30 jours dans ces régions ;

• se rendant dans ces régions, avec une activité extérieure importante, plus particulièrement dans les zones de rizières ou de marécages, pendant la période de transmission du virus, notamment pendant la saison des pluies, quelle que soit la durée du séjour.

Les situations suivantes sont considérées comme à risque : nuit passée à la belle étoile sans moustiquaire, camping, travail à l’extérieur, cyclisme, randonnée...

(BEH – France)

Géographie

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Prévention

La première ligne est d’éviter les piqûres de moustiques.

La seconde est la vaccination.

2. Mode de vaccination

La vaccination contre l’encéphalite japonaise n’est pas recommandée systématiquement à tous les voyageurs qui se rendent dans les régions où le virus circule (cf ci-dessus « Risque pour le voyageur »).

3. Protocole du vaccin

Schéma vaccinal

• Deux injections à J0 et J28.

Une demi-dose est requise à chaque injection en-dessous de l’âge de 3 ans.

• Rappel 12-24 mois après la primo-vaccination, avant une réexposition éventuelle au virus de l’encéphalite japonaise.

• Les personnes à risque continu d’infection par le virus de l’encéphalite japonaise doivent recevoir 1 injection de rappel 12 mois après la primo-vaccination.

Le vaccin de l’encéphalite japonaise utilisé en France est produit à partir d’un virus inactivé.

L’AMM a été octroyée le 1er février 2013 chez les enfants à partir de l’âge de 2 mois. Les recommandations du Haut Conseil de la santé publique sont en cours. Ce vaccin est disponible uniquement dans les centres agréés de vaccinations internationales (CVI).

NB. Attention, pour les suites de vaccination ou les rappels, le vaccin européen n’est pas disponible dans tous les pays asiatiques.

Précautions et contre-indications

Une réaction d’hypersensibilité à une dose antérieure constitue une contreindication.

Le vaccin vivant atténué est contre-indiqué pendant la grossesse à moins que l’importance du risque ne justifie son administration. Des manifestations neurologiques rares, mais graves, imputées au vaccin inactivé préparé sur cerveau de souris ont été signalées dans les pays et zones à risque et ailleurs. Des réactions allergiques aux composants du vaccin se produisent occasionnellement. Étant donné que ces réactions peuvent apparaître jusqu’à 2 semaines après l’administration, il est conseillé d’achever la vaccination longtemps avant le départ.

Sources : BEH "voyageurs" / OMS

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